Après que le Chili est devenu, en 2021, le premier pays à protéger le droit à l’intégrité cérébrale, ce projet se demande si le droit est prêt pour l’ère des implants cérébraux et des neurotechnologies portables. Il examine les droits possibles du biocalcul et des esprits hybrides humains-numériques. Ces technologies promettent d’importants bienfaits pour la santé et une IA plus efficace, mais elles risquent aussi d’altérer la personnalité, de permettre un contrôle externe des fonctions cérébrales et de brouiller la frontière entre la machine et l’humain. Si le droit actuel protège fortement la vie privée et pourrait servir d’assise à des droits liés au cerveau, il n’est pas prêt pour des technologies qui mettent directement en cause l’agentivité humaine, la personnalité et le libre arbitre.
